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Apprendre à aimer la douleur pour s’en libérer

Appendre à aimer la douleur pour s’en libérer, c’est de ce sujet dont j’aimerais parler avec vous.

Au cours des cinq dernières années de ma vie, j’ai appris que la chose la plus puissante, la plus courageuse est d’apprendre à accepter et à aimer la douleur que nous ressentons. Vous semblez surpris, je le ressens…et pourtant il s’agit d’une clé que vous devez apprendre à vous servir.

Je pense pouvoir dire que je deviens doucement une experte dans l’art d’ accepter ma différence, ma solitude momentanée, les chagrins de coeur, la douleur profonde ressentie à certains moments et de la transformer en un doux nectar qui me rend plus forte chaque jour qui passe, qui m’aide à me connecter de façon plus stable aux autres et au monde. Et paradoxalement, je me sens de plus en plus en équilibre et heureuse.

J’en parlais il y a peu avec une connaissance, de cette capacité que j’étais en train de développer. Car elle ne comprenait pas comment on pouvait transformer quelque chose de profondément touchant et négatif en une clé pour ouvrir une phase de bonheur.
Je lui ai expliqué qu’il était bien plus productif d’accepter de travailler avec ce qui se présente sous nos yeux en tant que personne hypersensible, que de ne jamais accepter ce qui nous arrive: ressentir trop et tout le temps ce monde qui part en couille.
La douleur que l’on ressent et ce désir d’un meilleur monde peuvent être mixés entre eux pour former un outil performant à utiliser.

La souffrance peut nous apprendre des leçons de vie puissantes et nous guider dans une autre direction que la fatalité et le négatif. Et pourtant je suis bien consciente du fait que se rapprocher de la souffrance nous met en danger. Mais il faut pouvoir rester au bord du gouffre sans y tomber pour ensuite se relever plus forts. De chaque moment ou situation ayant engendré de la souffrance, nous en tirons une leçon ou une étincelle de piste à utiliser. Une bribe de quelque chose qui nous apprend la vie et qui au final nous apprend à survivre, à être plus forts, plus heureux.
Cette magie de pouvoir ressentir quelque chose de positif s’émanant de la souffrance d’un moment.

accepter la douleur pour la surmonter

Personne n’aime se sentir désemparé, stressé ou en colère. Nos désirs non accomplis peuvent aussi générer chez nous une déception et ensuite de la souffrance, un déclin de la confiance que nous avons en nous. Cela peut être douloureux de voir d’autres personnes évoluer et avancer, alors que nous en sommes incapables par moments. Mais il est tout à fait possible de remplacer ces sensations par des choses plus positives comme de la gratitude, une possibilité d’avancer. J’ai remarqué que lorsque j’essayais de renier mes peurs, ma souffrance et mes angoisses, cela ne faisait qu’empirer le cercle négatif et je m’enfonçais encore plus: pourquoi cela m’arrive à moi? Pourquoi je n’avance pas? Pourquoi je ressens tout ça?

Maintenant j’apprend à les prendre en pleine face, ces moments de déception et de souffrance et j’en retire le bon: une maladie qui me fait souffrir depuis 10 longues années m’a donné la possibilité d’apprendre à mieux résister à la douleur.

Le décès de mon père m’a appris à rester forte et à poursuivre mes rêves ( dans un premier temps pour le rendre fier et prouver à ma famille qu’ils avaient tort) et ensuite j’ai avancé pour moi, perdre mes derniers emplois m’ont fait prendre conscience que je ne suis pas une exécutante mais un leader et une experte dans mon domaine.

Ma peur de décevoir et de ne pas être à la hauteur des espérances de je ne sais qui et qui me faisait souffrir atrocement chaque jour m’a permis de m’améliorer dans plusieurs domaines de ma vie privée et professionnelle. Je me laisse le droit de ressentir la souffrance, de l’accepter et de pardonner ce qui l’a engendré ( une personne qui me déçoit, une parole de travers, un décès, une maladie, une amitié qui se termine, une colère vis-à-vis d’une situation).

Je me laisse le droit d’être qui je suis, de ne plus refouler ce qui me passe dessus. Car je suis hypersensible et ma vie ne sera composée que de ressentis. 
Je me laisse le droit d’avoir mal, de pleurer, de craquer, de ne plus me cacher même si les autres n’aiment pas ou ont peur. J’accepte la réalité telle qu’elle est pour moi: cruelle au moins quelques fois par jour. 

Ma perception de la peur est devenue un signal qui me permet de savoir que je dois me mettre hors de danger lors de certaines situations, de m’écarter.

La colère et la haine que je ressens souvent sont un bon signal me disant que je sors des limites et que je dois me recentrer. Le désir de bien faire me murmure à l’oreille des possibilités.
Aucune cause comme la lutte acharnée que je mène pour une beauté plus consciente, la protection des animaux en voie de disparition, les associations de soutien pour patients atteints de cancer n’ont jamais été déclenchés sans avoir pour cause des sentiments profonds telles que la colère, la frustration, le désir d’un monde meilleur.

Le fait d’accepter la réalité me permet de garder un équilibre qui se renforce.

De ce fait je pense sincèrement qu’apprendre à aimer la souffrance que la vie nous plaque en pleine gueule nous rend plus forts et meilleurs. Il faut apprendre, lorsque cette souffrance arrive, à prendre quelques minutes pour se poser et se recentrer. Ralentir les émotions en respirant profondément en pensant à la douleur ressentie et à la visualiser les yeux fermés. Et ensuite la pousser en dehors de vous en y pensant fort.

En marchant dans un endroit calme et apaisant après avoir ressenti la douleur. En acceptant que la vie est faite de souffrance et de moments plus apaisants, en ne refoulant plus on se donne le droit de vivre. Ensuite, la douleur ne ressent de façon différente et moins intensément car nous en avons moins peur d’elle et nous savons qu’au fond de nous , après quelque chose de bien en ressortira ( peut-être pas tout de suite mais cela arrivera).

On ne peut pas arrêter la souffrance de parcourir le monde, on ne peut pas arrêter la  Terre de tourner, on ne peut pas obliger des femmes à ne plus consommer des produits de beauté testés sur les animaux, on ne peut pas sauver la monde qui se meurt. Cela fait mal certes, mais nous pouvons faire petit à petit un chemin qui nous permettra ensuite d’avoir les moyens d’oeuvrer pour quelque chose de plus global que notre personne en souffrance.

Il y a des millions de choses sur lesquelles nous ne pouvons pas avoir de contrôle dans nos vies mais lorsque nous décidons d’inverser la tendance en l’acceptant, les émotions qui découlent de l’acceptation peuvent nous guider vers des actions et des choix qui mènent vers mieux.

Si nous trouvons la force de boire dans la tasse de notre propre souffrance, je vous assure, pour le vivre, que la vie est bien plus douce!

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2 Commentaires

  1. 1 janvier 2017 / 1 h 04 min

    j’ai pas encore cette capacité de faire du bien avec l’acceptation de la douleur, mais oui j’accepte d’etre la avec la douleur et le handicap, on me demande souvent si je voudrais guérir et j’étonne en disant non je ne veut pas guérir, je veut juste avoir la force de vivre bien avec !! Gros bisous et meilleurs voeux !!

  2. Nour
    7 décembre 2017 / 6 h 32 min

    Merci !

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