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Hypersensible et crise: comment gérer

Les crises chez l’hypersensible, c’est de cela dont je vais vous parler aujourd’hui.

En tant que personne hypersensible, je suis soumise à des stimulations qui pour tout un chacun ne sont pas perçues, mais qui me percutent à chaque moment de la journée et qui m’exténuent au niveau physique et cérébral. Les bruits, les odeurs, le chaud, le froid, la nervosité des personnes qui m’entourent, l’agressivité ambiante et tout le malheur du monde que je vois à la télé.

Actuellement je vis une crise d’hyper-stimulation cérébrale, pendant ces crises d’hypersensibilité je n’arrive pas à gérer ces stimulations. Je n’arrive pas à dormir sans m’ abrutir de médicaments, je me sens mal dans ma peau, je pense sans cesse en me posant la question de mon existence sur terre et je remonte jusqu’à la question des origines du monde parce que je ne parviens pas à fermer les onglets de mon cerveau. Le fait de me pas dormir augmente mon taux de dopamine et de ce fait cette sensibilité est encore plus perçue.

Pendant ces moments difficiles, ce qui m’aide c’est de m’éloigner de tout, c’est ce que l’on nomme les phases de retrait. Des moments indispensables pour réduire le flux cérébral et émotionnel. Dans le noir, dans le calme sans rien qui puisse venir aggraver ma situation.

Ce qui m’aide beaucoup c’est de me rendre dans de grands parcs et me poser loin de tout et écouter la nature. Cela me fait me concentrer bien entendu sur tous les bruits environnants de la nature qui vis sa propre vie sans tenir compte de ma présence mais je fais face à des ondes naturelles, calmes ou dynamique des oiseaux qui passent mais je ressens le calme de la terre et l’énergie bienfaitrice des arbres. Vous allez me juger encore peut-être de folle mais c’est ce que je ressens.

Actuellement je suis en permanence à la maison avec un adolescent turbulent extrêmement nerveux et dans la provocation, ce qui fait que je me sens à la limite de l’explosion. Raison pour laquelle je n’ai pas beaucoup posté d’articles depuis deux petites semaines plus ou moins.

Pendant ces moments où je me rend dans des parcs que j’affectionne pour leur effet calmant, j’en profite pour faire des photos pour me souvenir que le reste n’est pas essentiel à ma survie. Que je dois me recentrer sur les bases même de la vie et que tout le reste n’est pas indispensable et que je me dois de lâcher prise.

Je voulais vous en parler car l’honnêteté gagne sur tout….et parce que j’avais envie de vous montrer quelques photos prises pendant ces moments de difficultés mais qui me parlent…

Le parc du chateau de Monceau sur Sambre en Belgique, un parc qui se situe à quelques kilomètres de mon domicile. C’est un parc assez grand qui comporte différentes zones où l’on peut se reposer sur la pelouse, se poser devant un arbre sur une butée pour regarder le chateau et imaginer la vie qui s’y déroulait. Des zones de sentiers en friche où l’on peux suivre le ruisseau qui coule…

Sur la photo ci-dessous j’étais posée tranquillement et je regardais le château sous un super manteau d’hyver. Cela rendait l’ atmosphère silencieuse et marcher dans la neige en mode scroumtch m’a permis de me calmer.

 

Cette photo je l’aime beaucoup aussi, c’était au cours d’une autre ballade par un temps glacial et sec, le soleil brillait dans le ciel bleu d’ hyver. La lueur du soleil passant sur les branches de ce magnifique arbre enneigé, laissant cette image d’arbre magique m’a percutée par sa puissance et sa douceur, ce moment féérique qui m’a permise de lâcher mon flux de pensées et me focaliser sur la beauté du moment.

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Ensuite un autre endroit qui me procure du bien-être : Le lac de l’eau d’heure qui se situe à 45 minutes en voiture de mon domicile. Ce n’est pas un endroit que je privilégie en cas de crise comme actuellement car je me sens mal à l’aise au volant. Et parce que les ondes que je perçois du lac sont trop fortes. Je privilégie cet endroit le dimanche lorsque je sens que j’ai besoin de décrocher un peu. Le contraste entre le lac, le soleil ou pas, les arbres, les vagues, le bruit du vent qui souffle me fait du bien. Et écarte les soucis du quotidien.

 

Ensuite j’aime me balader dans un autre grand parc proche de mon domicile, soit dans la drève et chemin sauvages qui longent l’allée des arbres. Le parc de Mariemont. J’aime découvrir le nom des arbres qui sont répertoriés comme l’arbre de fer d’ Iran, les Ginkos Biloba, les platanes de Chine et autres espèces rares. J’aime aller m’asseoir sur le banc qui est devant le buddha et réfléchir et respirer convenablement en demandant à ce buddha de m’aider. Même s’il est fait de fer je m’en fout… parce que cela me fait du bien. Il y a également les ruines  du château et les serres dévastées où je m’imagine prendre soin d’orchidées et autres plantes divines.

Ces lieux sont empreints d’histoires, de vécu, et reprennent la main sur la main de l’homme...Ils me procurent une quiétude, une force douce qui me permet de me recentrer, me poser, me calmer mes crises d’hypersensibilité pour continuer ma vie peu banale d’ hypersensible.

Et toi, hypersensible qui me lit. ce type de lieu vous permet de t’aider également pendant tes périodes de crises d’hypersensibilité? Car moi je ne peux pas vivre sans la nature, elle m’est essentielle pour survivre.

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