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Hypersensibles: se libérer de la tristesse

Se libérer de la tristesse lorsque l’on est hypersensible. C’est de ce sujet que j’aborde avec vous aujourd’hui.

Je pense que ce sujet est important et qu’il doit être abordé, car il m’a longtemps préoccupée. Pendant plus de 2 décennies, j’ai pensé souffrir de dépression, j’ai  eu cette impression d’être une étrangère dans ma propre vie, de vivre dans une bulle un peu à part. Et cela me rendait triste, profondément.

Depuis que je suis en contact avec de nombreuses personnes hypersensibles et les hypersensibles empathiques, j’ai appris que nous sommes plus enclins à la dépression et à l’anxiété. C’est un fait. Parce que, comme je le dis souvent, nous sommes programmés de façon différente. Je suis moi-même une personne assez anxieuse, même si j’ai appris à dompter l’anxiété depuis 2 ans. Je suis aussi passée par des périodes de dépression ( adolescente et jeune adulte).
Et c’est toujours via mes sens aiguisés que j’ai trouvé mes réponses.

La bénédiction et la malédiction d’être une personne hypersensible, c’est que nous ressentons le monde profondément. Ce monde qui mélange la beauté, la pureté, la puissance, la magie, l’amour et la plus terrifiante des noirceur, la cruauté et la folie. Et lorsque nous sommes trop accaparés par le côté noir, le déséquilibre s’installe.

D’où vient le sentiment de tristesse intense?

La tristesse est un sentiment qui intervient dans la vie d’une personne pour de nombreuses raisons: cela peu survenir suite à un traumatisme, une déception, un déséquilibre chimique. Mais pour les personnes hypersensibles, le sentiment de tristesse intense qui nous envahi trouve ses origines dans la relation que l’on a de la vie, et la relation que nous avons avec nous-mêmes. Mais nous pensons souvent que cette tristesse a pour origines des facteurs extérieurs? Et de là réside le fait que cette tristesse devienne permanente et existentielle.

Ce n’est pas étrange pour les hypersensible que ce sentiment de tristesse intense survienne déjà pendant la petite enfance. Ce sentiment d’être à part, de ne pas comprendre et de ne pas être compris(e).
La blessure originelle.

Lorsque l’on se perçoit comme étant séparé(e) du reste du monde, on se projette comme un humain isolé sur une île déserte. On commence à développer des complexes émotionnels et psychologiques.

Des pensées arrivent, elles se présentent comme ceci:
– ” Je me sens tellement différent(e) des autres
– ” Je me sens plus faible que mes amie()s”
–  ” J’aimerais tellement appartenir à une autre époque/un autre monde”
– ” J’aimerais me sentir chez moi quelque part”
– ” J’aimerais appartenir à ici et maintenant ou à quelque chose”
– ” Ce monde n’est pas fait pour moi, il n’a rien à m’offrir”

Toutes ces croyances naissent d’une projection inconsciente que quelque chose ne va pas, comme si l’on avait été aspiré(e) dans cette injustice.
Cette anti-vérité nous apparaît alors dans nos lectures, nos actions, nos désirs, nos perceptions et nos croyances. Elles fini par nous envahir au plus profond. En tant que personne hypersensible, nous sommes toujours finement branchés sur les tensions présentes entre nous t l’environnement: les abus, l’avarice, la destruction, la méchanceté et aussi sur nos propres tensions internes: le sabotage, la peur, la honte, l’isolement, la colère, la faim de….

Et plus sensibles nous sommes dans notre hypersensibilité, au plus nous sommes aptes à plonger dans cette vision/croyance/perception frauduleuse de la vie. Qui nous fait alors sentir totalement incompris, incomplet et insatisfait.

Se libérer de la tristesse en invitant la noirceur

Lorsque l’on se sent déprimés et vraiment pas bien, on a tendance à vouloir se débarrasser rapidement de “ça” et nous libérer. Mais j’ai appris avec le temps et l’expérience que la tristesse n’est pas cette chose ignoble qu’il fait détruire à tout prix.
La seule mauvaise décision que l’on puisse prendre c’est de lui résister. De ne pas l’écouter, essayer de la réprimer, de la détester. Car elle existe pour vous faire avancer et tant que vous lutterez, elle s’accrochera.
La solution réside plutôt à décider de vivre cette tristesse , de lui ouvrir les bras, de la ressentir, ne pas la chasser agressivement, de l’écouter vous dire ce qu’elle désire vous dire et apprendre d’elle. Pour ensuite la comprendre et vous en libérer.

Vous devez/pouvez vous autoriser à ressentir de la tristesse, à ne pas vous sentir heureux. C’est humain.
Etre triste et en parler ce n’est pas dramatiser, ou utiliser la tristesse pour que d’autres ressentent de la peine pour vous. Ce n’est pas se saboter. C’est normal. Et sans tristesse, le monde serait certainement privé de ses plus belles leçons.

Alors comment se sentir en phase avec le  monde dans lequel nous vivons? Comment se sentir appartenir à quelque chose? Comment trouver cet endroit qui nous procure l’apaisement et le bonheur?
En arrêtant de vouloir  à tout prix le trouver. Notre quête de trouver quelque chose qui nous rendra heureux et apaisés est la source du problème. Parce que nous luttons, nous pensons que nous devons trouver quelque chose qui apaisera le tout.

Le fait est que si l’on accepte notre câblage différent, que l’on s’autorise à ressentir ce monde intensément nous serons certes faces à de la tristesse intense, de la colère intense, mais aussi de la joie intense, du bonheur intense.
Laisser de la place pour toutes ces choses, au lieu de lutter contre ce que nous sommes est la clé.
C’est ce que nous faisons de ce que nous sommes qui changera la façon de vivre notre vie.

S’autoriser à ressentir sans vouloir à tout prix réprimer, dramatiser, cacher, supprimer.
Juste ressentir la douleur, la tristesse, le vide de façon consciente.

Ressentir la tristesse et la douleur sans lui résister enclenche un mécanisme merveilleux. Elle est écoutée et elle s’apaise. Elle ne disparat pas totalement, mais elle s’apaise, devient plus confortable. Elle laisse  la place à autre chose.
Elle fait souvent place au silence, au vide.
Un silence pur, intense. Celui qui existe derrière toute sensation, toute émotion, toute croyance, toute pensée.
Quelques fois très court, mais délicieux.
L’originel, l’unique, le “nirvana”.
La vérité de qui nous sommes.

hypersensibilité et dépression

Trouver son équilibre

Un fois que vous avez réalisé que votre ” identité”, votre sens de ” vous” est une barrière qui vous empêche de franchir la limite qui vous permettra d’accéder à votre vérité pure, à votre vous caché tout au fond;vVous pourrez alors vous re-programmer. Vous libérer.

Cela demande du temps et de la pratique,  de la persévérance et l’acceptation d’échouer au début.

Pour vous libérer de cette tristesse intense, vous devez la laisser vous envahir, la ressentir. Ne pas lutter contre elle. Et vous posez les questions suivantes:

  1. Suis-je cette émotion?
  2. Suis-je cette pensée?
  3. Suis-je cette sensation?
  4. Suis-je cette circonstance?
  5. Suis-je cette situation?
  6. Suis-je cette personne?

Oui, tous ces éléments vous appartiennent, vous les expérimentez. Mais sont’ils vous? 

Qui êtes-vous?  Etes vous une émotions qui va et vient? Une pensée qui émerge, passe et disparaît? Etes-vous un situation qui arrive, se passe et passe?
Posez-vous la question: es-ce que ces choses éphémères sont’elles “vous” ou uniquement des choses ressenties?
Et si vous n’êtes pas ces choses, alors qui êtes-vous réellement? 

C’est le moment charnière: vous comprendrez que ce que vous êtes au fond de vous ne porte pas de nom, de forme, d’identité ou de limites.  Vous êtes. Et c’est ici que réside le bonheur. 

Lorsque vous autorisez la dépression, la tristesse, l’incompréhension être votre guide, vous trouverez vos réponses.
Votre bonheur, votre libération se trouvent déjà en vous et pas en  des facteurs ou personnes extérieures.
Se libérer de la tristesse c’est possible. J’en suis la preuve vivante. Elle est présente dans ma vie, mais elle ne détériore plus mon quotidien.

Vous avez juste besoin de connaître le mensonge et le désespoir de la division pour découvrir la vérité et la libération de ce qui ne peut jamais être divisé. VOUS.

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1 Commentaire

  1. Cerise M
    21 novembre 2018 / 15 h 33 min

    Merci pour cet article, et les autres, que je suis en train de découvrir. Je suis venue sur ce blog par hasard en cherchant des articles sur l’hypersensibilité et les relations sociales car je me posais beaucoup de questions sur ma relation aux autres…Je me sens moins seule à lire tout ceci, et cela me donne envie de mieux me comprendre moi même afin d’assumer ma personnalité, et de la gérer. Je comprends peu à peu que je ne pourrai pas changer, et qu’il faut que je devienne moi tout simplement, avec cette hypersensibilité, je dois l’accepter. Encore Merci car vos articles ne sont ni culpabilisants, ni trop légers.

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